Question :
Un homme a dû se rendre à l’hôpital pendant le Ramadan alors qu’il était en état de jeûne. Une fois sur place, on lui a prélevé du sang. Cela annule-t-il son jeûne ?
Réponse :
Si la quantité de sang prélevée est considérée comme faible selon l’usage courant, il n’est pas tenu de rattraper ce jour.
En revanche, si la quantité prélevée est considérée comme importante, alors il doit rattraper ce jour, par précaution et afin de sortir de la divergence des savants, et pour dégager sa responsabilité devant Allah.
Et Allah est Celui qui accorde la réussite.
Que la paix et les bénédictions soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.
Fatwa 36 de la Commission Permanente de la Recherche Scientifique et de la Fatwa
Sheikh Abdullah ibn Ghudayyan - Membre
Sheikh Abd al-Razzaq ‘Afifi - Vice-président de la commission
Sheikh Ibrahim ibn Muhammad Âl al-Shaykh – Président
Question :
Quel est le jugement concernant une personne à qui l’on prélève du sang pendant qu’elle jeûne en Ramadan, à des fins d’analyse, depuis sa main droite, et dont la quantité correspond à une éprouvette de taille moyenne ?
Réponse :
Un tel prélèvement n’annule pas le jeûne. Il est excusé, car c’est quelque chose dont les gens ont besoin et qui ne fait pas partie des choses considérées comme annulant le jeûne dans la loi islamique.
Publié dans Kitab Ad-Da‘wa, vol. 2, p. 163 et dans Majallat Ad-Da‘wa, n°1478, le 3/9/1415 H (Majmû‘ Fatâwâ wa Maqâlât de Cheikh Ibn Bâz, 15/274).
Question :
Quel est le jugement concernant l’analyse de sang pour un jeûneur ? Est-ce que cela rompt le jeûne ?
Réponse :
Le jeûneur n’annule pas son jeûne lorsqu’on lui prélève du sang pour analyse. Le médecin peut avoir besoin de prélever un peu de sang du patient pour l’examiner, et cela n’annule pas le jeûne, car ce petit prélèvement n’affecte pas le corps au point de produire l’effet de la hijama (saignée). Il ne constitue donc pas une cause de rupture du jeûne.
Le principe de base est que le jeûne reste valide et ne peut être annulé sans preuve religieuse. Et ici, il n’existe aucune preuve indiquant que ce type de petit prélèvement fasse rompre le jeûne.
En revanche, si l’on prend une grande quantité de sang du jeûneur, à des fins de don par exemple, alors dans ce cas, cela ressemble à la hijama, qui affaiblit le corps. Donc, il rompt son jeûne selon l’avis de ceux qui considèrent que la hijama annule le jeûne, et c’est l’avis adopté ici.
Ainsi, si le jeûne est obligatoire, il n’est pas permis à quelqu’un de donner une grande quantité de sang de son plein gré.
Cependant, si la situation est urgente ou dangereuse, et qu’un malade a absolument besoin de ce sang, et que les médecins jugent que le sang de ce jeûneur peut lui être utile et lui sauver la vie : alors, dans ce cas, il donne son sang, même si cela fait rompre son jeûne. Ensuite, il mange et boit jusqu’à retrouver ses forces, puis il rattrape ce jour plus tard.
Cheikh Muhammad ibn Salih al Uthaymin